Quand je suis lasse...
Je ferme les yeux
J'eteins le monde
J'en fais ce que je veux
Du beau de l'immonde
Tout à coup, les epuisantes commeres deviennent aphones, mon imagination les rend suffocantes, muettes, hebetees, je reduis au silence leurs voix inepuisables, j'ai tari leur logorrhees.
Je reve que les petasses s'etouffent en avalant les soutien-gorges qu'elles ne savent pas mettre, que les connes dégringolent de leurs talons, que les voitures tunning se demembrent en pleine course, que leur carcasse se demantele...
J'eteins le monde et ses bombes, je fais taire les armes, je volatilise les fumees et les odeurs de poudre et de sang. J'anihile la douleur. Je couvre le tout de rires, de musiques de carroussels et de bals.
J'eteins le monde. Rideau